Virbac-Paprec 3

Virbac-Paprec 3 : un monocoque étonnant !

C'est le 18 mai 2010 à Auckland, en Nouvelle-Zélande, qu'a été effectuée la mise à l'eau du tout nouveau monocoque de 60 pieds de Jean-Pierre Dick , Virbac-Paprec 3. Comme pour les deux premiers, le design team a une nouvelle fois innové et les dessins de VPLP Verdier marquent une rupture radicale par rapport aux deux précédents monocoques du skipper niçois. Le gentleman skipper a désormais sa nouvelle monture pour sa quête du graal : le Vendée Globe 2012. D'ici là, le programme est chargé avec en 2010 un demi-tour du monde, la Route du Rhum et la Barcelona World Race.

Retour sur les propos de Jean-Pierre Dick à propos de son nouveau bateau :
« La philosophie est monastique ! Virbac-Paprec 3 est un bateau très léger et donc spartiate. Paprec-Virbac 2 était un palace à côté ! C'est une machine ultime pour des courses extrêmes où l'implication physique et morale est totale. J'ai désormais suffisamment d'expérience en course au large pour me passer du superflu et ne penser qu'à l'objectif ! Les seuls éléments de confort seront les sièges du bord pour barrer et préparer la navigation, une couchette conçue par des spécialistes de la literie et les deux postes de barre qui sont de véritables cocons. »

Principales caractéristiques de Virbac-Paprec 3

Le bi roof
. Création de deux cocons sous une bulle en plexiglas pour avoir une parfaite vision comme dans un hélicoptère. Elles permettront à Jean-Pierre Dick de veiller et de barrer par tous les temps au sec. Auparavant, il s'agissait de deux postes distincts, d'où un gain de poids. Ce travail est le prolongement du travail effectué sur Paprec-Virbac 2 avec le roof coulissant.

La légèreté
. Virbac-Paprec est plus léger que Paprec-Virbac 2 : environ 10 à 15%. A chaque étape de la construction, l'équipe a trouvé le moyen de simplifier, de faire plus léger et plus intelligent. Par exemple, la table à cartes, c'est uniquement un écran d'ordinateur sur un support tournant avec un siège que l'on déplace d'un bord sur l'autre. Le bateau est totalement vide à l'intérieur ! L'avantage est la capacité à avancer vite avec moins de voiles ou de les garder plus longtemps. Le skipper manœuvre moins et se préserve plus.

L'hydrodynamisme.
L'équipe a dessiné 70 carènes avec les architectes. Quatre ont été retenues et testées en bassin des carènes. En dernier lieu, elles ont effectué un tour du monde virtuel routées par un météorologue pour faire un choix définitif. Les lignes sont très tendues et les formes taillées à la serpe.

L'aérodynamisme
. Le bateau possède un mât classique à deux étages de barre de flèche, mais avec un seul câble de bastaque* au lieu de 3. C'est une innovation pour gagner du poids et pour avoir moins de prise au vent.

La sécurité.
L'accent a été mis sur la sécurité en apprenant des expériences malheureuses, avec la création d'une trappe de sécurité au milieu de la coque afin de ne pas sortir par l'arrière. Cette trappe est un pré découpage dans le carbone qu'il est possible de scier si le bateau se retrouve à l'envers. Enfin, les cloisons étanches ont été renforcées pour éviter à tout prix que le bateau ne se remplisse d'eau complètement.

 

Jean-Pierre Dick évoquant le programme de Virbac-Paprec 3 :

« Un des intérêts de construire en Nouvelle-Zélande est le retour en France par la mer. Il permet de découvrir et de mettre au point le nouvel IMOCA 60 en conditions réelles de navigation et à l'échelle de la planète. C'est très impliquant car cela dure deux mois mais extrêmement enrichissant pour l'équipe et pour moi. A mon arrivée à Lorient début août, le bateau aura parcouru plus de 12 000 milles (22 224 km), soit 3 transats. C'est donc un banc d'essai parfait pour une fin d'année chargée avec la Route du Rhum et la Barcelona World Race, lors de laquelle je défendrais mon titre !»

*Bastaque : câble qui maintient le mât vers l'arrière.

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