Crise de croissance : quand le pilotage doit résister au grand écart – Bertrand Falcotet répond à DafMag

Les phases d’hypercroissance ou de ralentissement peuvent déstabiliser une organisation au point de mettre à mal sa solidité. Comment résister à ces changements de rythme et assurer son avenir ? Comment rester maître de son entreprise en pleine crise de croissance ? Quelques clefs de pilotage par Bertrand Falcotet, associé Valtus, dans ce dossier spécial par DafMag.

Crise de croissance, quand le pilotage doit résister au grand écart - Bertrand Falcotet répond à DafMag

Que ce soit par une hausse soudaine de son activité ou, à l’inverse, une chute de ses résultats, une entreprise peut faire face à des crises de croissance qui viennent perturber sa stabilité. A terme, cela peut mettre en jeu son intégrité, voire son avenir.

Dès lors, le directeur administratif et financier (DAF) a un rôle à jouer face à ces fluctuations. Notamment en établissant des process solides et en apportant des indicateurs fiables.

Dans une crise de croissance, le cash est le nerf de la guerre. Le DAF est alors en première ligne : la gestion de la trésorerie pour une société en hypercroissance comme pour une entreprise en difficultés est essentielle. Bertrand Falcotet, associé Valtus et expert de la fonction finance, explique : « Le Daf d’une société en décroissance doit être en mesure de piloter son entreprise par le cash : il s’agit non plus de se demander si on gagne ou si on perd de l’argent mais si telle ou telle activité coûte ou rapporte du cash à court terme. Les flux du bilan deviennent prioritaires sur les flux du compte de résultat. »

Anticiper les changements de croissance pour mieux résister

Mais le cash ne doit pas être le seul point d’attention. En effet, il ne faut pas négliger les autres indicateurs et pouvoir donner de la visibilité à plus ou moins long terme. En cela, le DAF est un véritable business partner qui peut aider l’entreprise à se structurer. « Le cash est indispensable à court terme, précise Bertrand Falcotet, mais le Daf doit ensuite donner une nouvelle direction, une nouvelle dynamique, être dans la projection. » C’est d’autant plus vrai pour les entreprises en phase de décroissance qui ont besoin de se restructurer.

Ainsi, anticiper pour mieux se préparer à tout changement de rythme exige de garder un œil sur l’environnement externe de l’entreprise : son marché, ses concurrents, ses clients et fournisseurs…

Mais aussi en interne, sur sa situation, les équipes et leur turnover. Car le capital humain d’une entreprise est un indicateur et une ressource qu’il ne faut pas négliger.

Crise de croissance : le rôle clef du capital humain

Quelle que soit la situation de l’entreprise, forte croissance ou décroissance, il faut être en mesure ajuster les ressources aux besoins. Cela implique donc d’identifier en interne les talents clés pour s’appuyer dessus dans les phases d’instabilité.

Mais, il ne faut pas hésiter à aller chercher les compétences en externe quand celles-ci font défaut.  « Il doit se demander si ses équipes vont lui permettre de passer le cap sur l’ensemble de ses fonctions et recruter si ce n’est pas le cas », insiste Bertrand Falcotet. Le management de transition est ici une solution efficace et rapide pour trouver les bonnes personnes pour accompagner le DAF.

Bien communiquer pour maintenir la confiance

En période d’instabilité, rassurer les équipes et maintenir la confiance avec toutes les parties prenantes est indispensable. Transparence et communication sont donc de mise. Bertrand Falcotet estime que communiquer est essentiel : « L’objectif est d’emmener un maximum de personnes malgré les changements forts au sein de l’organisation. Il faut donc accompagner les salariés, être à leur écoute, leur expliquer où on va, faire en sorte qu’ils trouvent leur place. » Et ce, aussi bien en phase d’hypercroissance que de décroissance.

Or, la confiance est nécessaire aussi bien en interne qu’en externe. Les entreprises qui connaissent des périodes houleuses de croissance ou de décroissance doivent prendre soin de leurs parties prenantes. Bertrand Falcotet avance : « Quand le climat est moins favorable, les fournisseurs demandent des délais de paiement plus courts, les banquiers sont frileux… Il faut communiquer pour rétablir la confiance ».

Retrouvez le dossier dans son intégralité sur le site de DafMag !

06/05/2021

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